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Reportage exclusif sur notre maison
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Edition du magazine "Tentation" trimestriel automne 2005
 
Edition "Journal de Montréal" du 9 août 2005


Article sur FR3 du 13 juillet 2005
Camper comme les vrais gitans |
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Une vraie roulotte de vrai bohémien - AFP Photo/ROGER_VIOLLET | Quelques nuits en roulotte pour un rêve de voyage immobile
Roulottes de forains, de tziganes fleurissent sur les domaines de maisons d'hôtes, en Provence, pour offrir aux amateurs un rêve de voyage immobile.
Les gens du voyage qualifient de "gadjos" ou "paysans" (habitants fixes d'un pays) les sédentaires que nous sommes, mais au fond de chacun d'entre nous subsiste une fibre nomade
"Les gens viennent ici pour lâcher prise, pour se retrouver, à une époque où on ne s'est jamais aussi mal aimés", explique Philippe Michelot, homme d'affaires frénétique devenu "paysan épicurien", à la tête du Mas des figues, de ses 11 hectares et des ses 1.000 oliviers, à la lisière de Saint-Rémy-de-Provence.
Il a lové un couple de roulottes tziganes en bois ouvragé derrière une haie de genêts, au bout d'un petit champ de lavande. Louées 100 euros la nuit, la première peinte en vieux rose sert de chambre et de boudoir à la décoration kitch, la seconde de salle de bain surprenante avec sa baignoire centrale entourée de bougies.
"Vivre comme on en a envie, c'est ça le voyage et les roulottes font partie de ce périple imaginaire", poursuit-il, précisant que si sa clientèle vient de Belgique, d'Allemagne, d'Italie, du Japon et des Etats-Unis, seuls les Français demandent les roulottes.
Un constat partagé par Christine Tixier, qui a posé dans son domaine du mas des Câpriers, à Cabrières d'Aigues, au pied du Lubéron, la "roulotte de Mémé".
Vieille de plus d'un siècle et abritant encore quelques uns des derniers bibelots de la famille qui l'a vendue, cette roulotte de forains (maintenant climatisée et chauffée) accueille des couples de tous âges venus chercher un "bon souvenir" et une "ambiance hors norme" pendant 2 ou 3 jours, plus rarement une semaine.
"Il y a quelque chose dans cette roulotte, les gens n'ont pas envie de la quitter, ne veulent presque pas aller au restaurant...", s'étonne Mme Tixier.
Fille de Provence et férue de culture tzigane, Jeanne Bayol restaure ces voyageuses infatigables glanées sur les routes au gré des rencontres, quand les familles acceptent de les vendre ou de ne pas les brûler à la mort du propriétaire comme le veut la tradition.
Elle les décore dans son jardin à Saint-Rémy quand elles arrivent neuves de l'atelier artisanal qu'elle a monté avec son mari en Roumanie.
Les maisons d'hôtes achètent aussi bien des roulottes de Gitans, longues de 4 à 5,5 m et tout en bois, que des roulottes de forains, atteignant 7 à 8 m et doublées de tôle, pour des prix s'échelonnant de 10.000 à 20.000 euros.
Ces "demeures errantes", comme les appelle Jeanne Bayol même si elles sont de fait sédentarisées, véhiculent une idée de liberté qui "se marie très bien avec la mouvance actuelle d'un nouvel art de vivre, du voyage dans la tête".
"Une roulotte, c'est un cocon vivant grâce au bois, cette belle matière qui bouge", décrit-elle, avançant que la sérénité qui s'en dégage pourrait venir du mélèze, bois de construction, dont l'essence est connue pour ses vertus relaxantes.
(AFP-Sophie Lautier) | |
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article sur web provence insolite : http://195.200.168.250/web/provence-insolite/bouquin/roulotte.htm
LES ROULOTTES DU MAS DES FIGUES : UN GITE GITAN DANS LES ALPILLES
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Ce sont des roulottes historiques de gitans, telles qu'elles étaient tirées par des chevaux et avec lesquels les "gens du voyage" se déplaçaient dans le temps. Elles viennent de Roumanie, elles sont en bois peint et on les appelle des "verdines" à cause leur couleur souvent verte. A l'intérieur des deux roulottes contiguës, tout le confort bien sûr. Climatisation, mini-bar mais pas de téléphone ni de télévision... C'est un choix. Chaque roulotte a un nom, l'une s'appelle Sara, l'autre Salomé. Marie-Salomé était la mère des apôtres Jacques et Jean. Quant à Sara c'est la sainte vénérée par les gitans et qui fait l'objet du fameux pèlerinage chaque 24 mai aux Saintes-Maries-de-la-Mer
Philippe et Anne-Marie Michelot ont décidé de changer de vie après avoir goûté aux trépidations de la vie moderne et aux "joies" de la consommation. Le Mas des Figues représente leur choix de vie qu'ils font partager à leurs hôtes. C'est un retour aux fondamentaux et le mot ferme-hôtel n'est pas galvaudé, il s'agit bien d'une ferme, sans "célébrités" mais avec animaux, végétaux et rythme de vie naturel.
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Edition de la revue "Maison " spécial Campagne n° 2 avril/mai/juin 2005
 
  
Edition magazine" Maisons d'hôtes et demeures de charme" juillet /aout 2004
 


 



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